Gaz de schiste : l'Europe de l'Est, berceau d'une nouvelle révolution ?

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En Europe, la révolution du gaz de schiste a tardé, mais après avoir observé pendant des années les États-Unis plonger tête la première dans l'exploration du gaz naturel et en ressortir économiquement renforcés, les politiciens européens ont fini par préconisier à leur tour le développement du gaz de schiste sur leur sol.

Dans l'Ouest de l'Europe, la France et l'Allemagne ont vite fait de tirer une croix sur le gaz de schiste en interdisant la méthode de fracturation hydraulique. Mais l'histoire est toute autre de l'autre côté de l'ancien rideau de fer.

De ce fait, il n'est pas impossible que le  premier grand champ de bataille pour l'exploration européenne du gaz naturel ait lieu à l'est du vieux continent où renforcer la sécurité énergétique face à la Russie est devenu une priorité. 

Dans ce champ de bataille, les Etats-Unis occupent une place de choix : la première puissance économique mondiale veut exporter de grandes quantités de gaz naturel liquéfié (GNL) au reste du monde et notamment au Japon et en Europe où la demande est plus importante.

Le pays a donc tout intérêt à encourager les Européens à extraire leur gaz naturel  dans la mesure où la majorité des plus grandes sociétés huilières et gazières sont américaines. Chevron, par exemple, explore plus de trois millions d'hectares de terre en Pologne et en Roumanie pour trouver le gaz tant recherché.

Par ailleurs, chaque kilowatt de gaz naturel produit par ces pays d'Europe les rend moins dépendants du géant énergétique russe Gazprom. Bon nombre d' anciens états communistes (ou anciens membres de l'état soviétique) dépendent encore largement des exportations de cette société.

John Lyman, en charge de la politique environnementale et énergétique de l'Atlantic Council, un groupe de réflexion basé à Washington, a fait valoir en ce sens que la Pologne et la Roumanie étaient les pays européens les plus avancés en termes de préparation à l'extraction du gaz de schiste.

La Lituanie devrait également mettre l'extraction du schiste au cœur de sa politique lorsqu'elle commencera à présider l'Union Européenne en juillet.

En avril, Valentinas Mazuronis, le ministre de l'environnement du pays, a indiqué que cette énergie fossile figurerait en première page dans son agenda lors du premier meeting des ministres européens de l'environnement  à Vilnius.

Le débat européen quant à l'extraction du gaz de schiste, notamment sur la question de la méthode de fracturation hydraulique, peut sérieusement commencer. 

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