L’interdiction contre la fracturation hydraulique freine le premier projet de gaz de schiste en Espagne

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Repsol SA avait prévu de commencer des études sismiques en juillet mais l’interdiction du gouvernement de la Cantabrie, empêchant toutes activités liées à la fracturation hydraulique dans les frontières de la région, met en suspens tous ses projets. 

La société anonyme espagnole Repsol SA, a dû retarder ses projets de forage pour l’exploration du gaz de schiste dans le nord de l’Espagne après la décision du gouvernement local d’interdire toute opération de fracturation hydraulique.

Les projets de Repsol SA, retardés par l’interdiction de la fracturation hydraulique

En Espagne, les plus grandes réserves en gaz de schiste ont été localisées dans le nord de la région de la Cantabrie mais en avril dernier, le gouvernement local a mis en œuvre la première interdiction du pays contre la fracturation hydraulique.

En ce sens, les projets de Repsol SA, reposant en grande partie sur cette technique, ne peuvent aboutir.

Toutefois, certains experts ne comprennent pas comment cette interdiction peut affecter Repsol dans la mesure où son projet « Luena » s’étend sur plus de 751 km², de la Cantabrie à la région de Castille-et-Léon.

Lorsqu’un projet s’étend sur deux régions ou plus, la législation en vigueur est celle du ministre national de l’Industrie et non celle des gouvernements locaux.

Des ressources suffisantes pour répondre à la demande pendant 70 ans

Le groupe commercial espagnol des énergies fossiles, Aciep, affirme que l’Espagne détient suffisamment de ressources en gaz naturel pour répondre à la demande domestique du pays pendant plus de 70 ans.

Exalté par ce potentiel et y voyant un moyen d'être moins dépendant des importations tout en baissant les prix de l’énergie, le gouvernement espagnol a fait en sorte de lever les barrières pour toute compagnie pétrolière et gazière internationale essayant de développer du gaz de schiste dans le pays telle que BNK Petroleum Inc. et San Leon Energy Plc.

Repsol s’est vu remettre sa licence pour le projet de « Luena » en 2011. Le sésame lui donne la permission de mener des opérations pendant six ans tant que l’entreprise investit au moins 30 millions d’euros dans ses activités d’exploration.

En février, Repsol a annoncé qu’elle explorerait de potentielles ressources en testant les puits superficiellement puis en profondeur.

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