Le premier ministre britannique appelle à l'élaboration de nouvelles lois pour le gaz de schiste

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Quelques semaines après le sommet européen de Bruxelles où la question du gaz de schiste a été largement débattue, le premier ministre britannique rappelle l'importance pour l'Europe de ne pas se cantonner à une ancienne législation qui inhibe l'industrie naissante de cette nouvelle énergie fossile et d'aller plus avant dans l'élaboration de nouvelles lois afin de favoriser son développement.

Les anciennes régulations de l'Europe ne doit pas l'empêcher de forer du gaz de schiste a déclaré le premier ministre David Cameron.

Il a indiqué que tandis que plusieurs entreprises foraient 10.000 puits pour l'exploration et l'extraction du gaz de schiste chaque année aux États-Unis, il y avait moins de cent explorations chaque année en Europe.

S'exprimant dans la Chambre des communes peu après le sommet européen de Bruxelles, le premier ministre a rappelé que le gaz de schiste devrait être extrait avec précaution mais qu'il y a présentement trop de régulations visant à préserver l'Europe de l'extraction d'autres ressources naturelles : «  Nous notifierons les régulations qui ne sont pas nécessaires au développement de ressources  indigènes telles que le gaz de schiste et dont on doit se défaire ».

Et d'ajouter que « les réserves européennes en gaz de schiste représentent trois quarts de celles des États-Unis, pourtant, les Américains forent 10.000 puits par an tandis que l'Europe en creuse à peine 100. »

« Nous devons extraire du schiste de façon sûre et durable mais nous devons faire en sorte que les anciennes règles encadrant différentes techniques ne nous retiennent pas aujourd'hui », a-t-il répété.

Selon lui, l'Union Européenne doit cesser de mettre en place de nouvelles régulations qui pourraient inhiber le forage du gaz de schiste : « Je pense qu'il est important de s'assurer que l'Europe n'empire pas la situation avec de nouvelles régulations qui pourraient stopper l'exploitation du gaz de schiste, cette question a été débattue au Conseil Européen », a-t-il martelé.

« Il y a également une chance d'avoir des ressources énergétiques bon marché si l'on intensifie la concurrence au sein de ce segment et ça devrait être l'objectif de notre politique », continue-t-il.

Plusieurs pays du Vieux continent sont réticents à l'idée de développer du schiste au moyen de la technique de fracturation hydraulique. C'est par exemple le cas de l'Allemagne et de la France.

Toutefois, la Pologne, la Lituanie ou encore le Royaume-Uni sont désireux de connaître les mêmes retombées économiques que les États-Unis et agissent en ce sens.

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