La Bulgarie ne compte pas lever son moratoire sur le gaz de schiste

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Alors que l’exploitation du gaz de schiste commence à prendre de l’ampleur en Europe et surtout en Europe de l’Est dans des pays qui cherchent à acquérir de l’indépendance énergétique face au géant gazier russe Gazprom, la Bulgarie semble se positionner à contre-courant et veut maintenir le moratoire sur le gaz de schiste.

Comme en France, la technique de fracturation hydraulique est interdite par la législation bulgare. Cette technique étant la seule qui permette l’extraction du gaz contenu dans la roche-mère, le moratoire sur cette technique entraîne inévitablement une interdiction d‘extraire le gaz de schiste.

Le ministre de l’Economie et de l’Energie de la Bulgarie a estimé nécessaire se prononcer sur cette technique pour se positionner face aux espoirs des diverses compagnies pétrolières qui cherchent à développer cette industrie en Europe.

Delyan Dobrev a donc clairement annoncé que « les moratoires sur l’exploration et l’extraction du gaz de schiste en Bulgarie seront maintenus » et que « le cabinet n’a pas changé sa position et elle sera là même jusqu’à ce qu’il soit prouvé qu’il existe une technologie qui soit sans risques pour l’environnement. A ce moment là seulement le moratoire pourrait être levé ».

Le ministre a bien précisé que sa décision ne serait pas influencée par les récents changements en Roumanie, Ukraine et Royaume-Uni qui ont levé leurs moratoires pour développer l’activité d’extraction sur leurs territoires.

« Le prix du gaz de schiste aux Etats-Unis est 6 fois inférieur que le prix du gaz en Bulgarie. Ce sont là les raisons qui ont poussé les autres gouvernements à autoriser cette technologie. Mais ils n’ont pas autant d’options qu’en a la Bulgarie » a ajouté le ministre en mentionnant les récentes explorations lancées dans la Mer Noire où d’importants gisements conventionnels de gaz naturel seraient présents.

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