Bulgarie : une ONG exige la révocation du moratoire empêchant l’extraction et l’exploitation du gaz de schiste

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L’organisation non gouvernementale, Energy Independence Movement, en lutte pour l’indépendance énergétique en Bulgarie, a interpellé le cabinet du premier ministre démissionnaire Boyko Borisov et le GERB, le parti politique centre-droit, pour la révocation du moratoire adopté en 2012 et  interdisant l’exploration et l’extraction du gaz de schiste après les manifestations.

Selon Dimitar Ivanov, président de l’ONG, le GERB peut lever l’interdiction avant les élections du 12 mai. Ce serait du moins, «  une décision pertinente ».

A ses yeux il n'y a aucun doute : avec l’avènement du schiste, le monde est en train de vivre une « nouvelle guerre froide » dans la mesure où la nouvelle technologie permettant l’extraction du gaz de schiste a réduit les prix du gaz naturel aux Etats-Unis tandis que la Russie – première exportatrice mondiale de gaz naturel conventionnel - s’y oppose farouchement.

Il ajoute que «  les protestations contre le gaz de schiste en Bulgarie ont été orchestrées par des personnes ayant un intérêt personnel à ce que la Bulgarie demeure dépendante en matière énergétique».  

Poursuivant, il a indiqué que ces organisations avaient déjà protesté l’an passé contre le gaz de schiste indépendamment de toute considération environnemental et avaient par la même entraîné la chute du cabinet ministériel de Borisov : «  Ce sont les mêmes personnes qui ont élevé la voix contre le gaz de schiste que l’on retrouve au premier rang des protestations. C’est pourquoi le gouvernement et la majorité parlementaire n’a rien à perdre et peut agir avant le vote afin de donner le feu vert à cette ressource qui peut garantir notre indépendance énergétique ».

Hristo Kazandzhiev, un ancien directeur du directorat des ressources naturelles au ministère de l’économie bulgare, a estimé que si le pays commençait à extraire du gaz de schiste, il réduirait sa facture d’électricité de moitié.

A son sens, il n’y a pas un seul cas dans le monde qui permette d’avérer que l’extraction du gaz naturel par le biais de la fracturation hydraulique a mené à une contamination irréversible de la nature.

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