Le gaz de schiste au cœur du débat

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A Paris, un débat national autour du gaz de schiste s'est tenu de 20h à 22h, le mercredi 3 juillet, au ministère de l’Écologie, du développement durable et de l'énergie malgré le changement de ministre de l’Écologie et de l'Energie du gouvernement Ayrault.

Le débat sur le gaz de schiste, qui a eu lieu mercredi 3 juillet 2013, a pour but d'envisager des moyens de réduire la dépendance de la France aux énergies fossiles et au nucléaire tout en tenant les engagements pris contre le réchauffement climatique. Suite au départ de Delphine Batho, le nouveau ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Philippe Martin, n'a pas finalement assisté à la réunion.

Un débat pour relancer la politique énergétique française

Ce débat a commencé fin 2012. Il cherche de nouvelles solutions qui permettront de modifier la politique énergétique dans l'espoir d'alimenter une loi de programmation prévue pour l'automne 2013. Il se poursuivra comme prévu malgré le changement de ministre.

Le débat a été animé par six experts parmi lesquels ont été présents un représentant de Total, un de l'Agence internationale de l'énergie, des économistes et un climatologue. Ils ont mis un point d'honneur sur le fait qu'il faut rester prudent sur l'état des réserves réelles présentes dans les sous-sols français.

Les réserves de gaz de schiste : passer de l'idéologie à la réalité

L'un des principaux points abordés concerne l'état des réserves du gaz de schiste. Soutenu par l'économiste Jean-Marie Chevalier, le représentant de Total, Bruno Courme, explique que sans exploration, personne ne saurait ce qu'il en est. Il reste sur la réserve concernant les risques sur l'environnement liés à fracturation hydraulique. Cette pratique a été interdite en 2011 sur le territoire.

Avant tout pour Thomas Porcher, également économiste, une étude économique doit être lancée avant toute exploration des sous-sols. Il doute des apports réels de ces hydrocarbures par rapport aux influences sur les prix du gaz en Europe et aux emplois. Ce dernier point a relancé les échanges entre les intervenants et les représentants d'industries, d'organisations non-gouvernementales et d'élus.


 

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