L’Espagne interdit la méthode de fracturation hydraulique dans la région la plus riche en gaz de schiste

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L’Espagne doit promulguer le premier projet de loi interdisant la production du gaz naturel au moyen de la fracturation hydraulique. Elle cède ainsi aux objections des écologistes qui n’ont eu de cesse de dénoncer les risques présumés de cette technique, en première ligne, la pollution de l’eau.

Dans le  nord du Cantabrie, où les sociétés énergétiques estiment que la majorité du gaz espagnol est emprisonnée dans la roche, le parlement prévoit de voter le 8 avril un projet de loi pour la suspension de la technique de forage «  tant que les doutes actuels au sujet de la technique subsisteront » peut-on lire sur le site du gouvernement.

Tous les partis politiques de la région ont approuvé le projet loi au cours du débat du 21 mars.

Une grande désillusion pour les sociétés canadiennes BNK et R2 Energie qui espéraient pouvoir utiliser la méthode de fracturation pour extraire  le gaz de schiste cantabrien et exploiter ce qui, selon certains groupes commerciaux, serait suffisant pour répondre à la demande nationale pour les soixante-dix années à venir.

Que les entreprises se rassurent cependant, tandis que les protestations des écologistes ont mené à une interdiction pure et simple de la méthode de fracturation hydraulique en France, en Espagne, les opposants ont  échoué sauf à Cantabrie où l’on estime que les projets d’exploration prévus coûtent plus de 100 millions de dollars : « On parle de la seule région en Espagne où la plus grande partie des ressources pourrait être trouvée » a déclaré Angel Camara, doyen de l’Université de l’ingénierie minière à Madrid, ajoutant  « [que le gouvernement] ferme la porte à ce qui pourrait être  une très grande opportunité économique pour le pays

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