Hervé Pierre : le principe de précaution annihile le goût de l’innovation

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Dans une tribune parue dans les Echos, Hervé Pierre, fondateur du cabinet Euronethic, estime que le principe de précaution, cher à la France, est un frein à l’innovation et à la prise de risque. Le refus catégorique de l’exploitation du gaz de schiste en étant une conséquence.

Le gaz de schiste : un processus de destruction créatrice ?

« La sécurité à tout prix tue l’esprit d’entreprise. Endort le goût du risque. Encourage la jalousie et le refus de l’autre. Sécurité de l’emploi, de la route, de l’environnement, de l’âme, la liste s’allonge sans cesse. Le tout coiffé par un principe de précaution constitutionnel pratiquement unique au monde », écrit Hervé Pierre dans les Echos. Selon le fondateur d’Euronethic, la France a fait le choix du capitalisme « par défaut », ce qui lui empêche d’être un pays dynamique en termes de création.

Se référant à l’économiste autrichien Joseph Schumpeter et à sa théorie de la destruction créatrice, Hervé Pierre plaide donc pour que les pouvoirs publics accompagnent la destruction nécessaire d’emplois et favorisent l’innovation pour, in fine, aboutir à des créations qui relanceraient l’économie. Schumpeter identifie en effet cinq types d’innovations : des produits, des procédés, des modes de production, des débouchés, et des matières premières. Le gaz de schiste, mais aussi les énergies renouvelables, pourraient appartenir à cette dernière catégorie d’innovation, à condition que la France devienne schumpétérienne, conclut Hervé Pierre.

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