L'Opep maintient son niveau de production, en dépit des craintes sur la demande pétrolière mondiale

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Fin mai, à Vienne, les pays de l'OPEP ont décidé de reconduire son plafond de production de pétrole et souhaite réellement préserver les prix du pétrole brut, alors que la crainte d'une baisse de la demande mondiale de pétrole est bien présente.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) est revenue sur la production de pétrole et son plafond collectif fixé à 30 millions de barils par jour (mbj) depuis fin 2011. Sans trop de surprise, les pays ont décidé de garder ce niveau. « Tout le monde s'est mis d'accord pour maintenir le niveau de production », a déclaré le ministre vénézuélien du Pétrole, Rafael Ramirez. L'information a été confirmée par l'Organisation dans un communiqué.

Néanmoins, les douze pays pétroliers du Moyen-Orient, d'Afrique et d'Amérique latine de l'OPEP qui rassemble autour de 35% du brut mondial, se dit sur le qui-vive, du fait de la crise prolongée en Europe et des craintes d'essoufflement de la croissance en Chine, 2e consommateur mondial de brut après les États-Unis.

L'Opep a « décidé que ses membres prendraient si nécessaire des mesures pour assurer l'équilibre du marché et des prix raisonnables pour les producteurs et les consommateurs », d'après le communiqué de l'Organisation. Et d'ajouter que « les pays membres ont réaffirmé qu'ils étaient prêts à réagir rapidement à des événements qui pourraient mettre en péril la stabilité du marché pétrolier ».

L'Opep veut croire dans la croissance de la demande de pétrole au deuxième semestre 2013 (soit une production annuelle de presque 90 millions de barils au quotidien, contre 89 millions de barils par jour en 2012), même s'il n'y a pas de certitude.

« Nous devons défendre le prix du pétrole, et nous allons le défendre », a annoncé le ministre vénézuélien du Pétrole, en insistant sur la nécessité de maintenir le brut au-dessus de 100 dollars le baril (environ 76€), et de mieux respecter le plafond de production. En réalité, l'Agence internationale de l'énergie indique que la production pétrolière de l'Opep dépasse de 700 000 barils par jour le plafond officiel.

Ces derniers mois, l'Iran avait appelé à réduire le débit du cartel pour soutenir les prix pétroliers. Le pays a fini par s'aligner sur les autres membres.

Les craintes sont ravivées en ce début juin, après que l'Organisation de coopération et de développement (OCDE) a revu à la baisse ses prévisions de croissance mondiale, du fait des problèmes en Europe. Par ailleurs, l'Organisation et le Fonds monétaire international (FMI) ont confirmé que l'économie chinoise allait alentir.

Le 31 mai, les membres de l'Opep ont également ont parlé du prochain secrétaire général, qui sera nommé en fin d'année : l'Iran, l'Arabie saoudite et l'Irak se disputent le poste depuis 2012, et l'Organisation n'a pas encore tranché la question. « Il y a eu des discussions détaillées concernant les candidats » et « il a été décidé de revoir les critères » de sélection, a indiqué Rostam Ghassemi, ministre du Pétrole iranien.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole a dit suivre l'impact du pétrole de schiste sur le paysage énergétique mondial, assurant que cette source d'énergie non conventionnelle n'était pas une menace.

Lors d'une conférence de presse, le secrétaire général de l'organisation, Abdallah El-Badri. S'est montré rassurant quant aux répercussions potentielles de cette énergie non-conventionnelle pour l'Organisation. « Je ne pense pas que ce soit une grande menace », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « Nous avons discuté du gaz et du pétrole de schiste. C'est une nouvelle source (de pétrole) et les ministres de l'Opep aimeraient connaître l'ampleur de cette ressource, sa durabilité, son coût, ses effets sur l'environnement ».

L'Agence internationale de l'énergie estime que la nouvelle source d'énergie de schiste allait créer un choc sur l'offre pétrolière mondiale, dont les effets se feraient sentir à l'échelle du marché.

La prochaine réunion ordinaire du cartel se tiendra le 4 décembre à Vienne, le siège du groupement.

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