Pas de débat sur le gaz de schiste en France

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Contrairement à de nombreux pays européens, la France n’a pas mené de débat objectif et ouvert sur le gaz de schiste. L’exploration et l’exploitation aujourd’hui interdites, le pays n’a pas même procédé à une évaluation rigoureuse de ses ressources.

Pour une évaluation précise des ressources exploitables

En l’espace de quelques mois, le gaz de schiste est devenu un sujet d’actualité récurrent, attisant toutes sortes de fantasmes environnementaux, énergétiques et économiques. Or, comme le rappelle une note publiée en octobre par l’Institut Thomas More, la France n’a qu’une idée très imprécise de l’étendue réelle de ses réserves exploitables. De surcroît, le pays est le seul en Europe à refuser de procéder à une évaluation. Une situation malsaine, estime l’Institut, dans la mesure où cela rend tout débat objectif et dépassionné impossible.

De deux choses l’une. Soit les réserves sont importantes et pourrait se poser à nouveau la question de l’exploitation dans le cas de l’émergence d’une technique d’extraction respectueuse de l’environnement. Soit les quantités exploitables sont faibles et cela donne un argument de poids aux anti-gaz de schiste. Mais à l’heure où les pays européens prennent des décisions importantes en la matière, il est imprudent que la France se borne à une interdiction sans discussion, conclut l’Institut Thomas More. D’autant que le pays « dispose d’une expérience et d’acteurs industriels suffisamment forts pour que soient menées des campagnes d’évaluation des réserves dans les meilleures conditions environnementales possible ».

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