Le boom américain du gaz de schiste profite aussi aux sociétés françaises

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Plusieurs sociétés françaises, pétrolières et non, ont aussi profité de l’exploitation du gaz de schiste américain et de son développement. Si Total est l’exemple le plus éclatant, d’autres sociétés plus petites ont profité de l’expansion de la production d’hydrocarbures non conventionnels en Amérique du Nord.

Total s’était engagée dans l’exploitation du gaz de schiste américain dès 2009 avec un accord concernant les gisements de la société pétrolière Cheesapeake (gisement de Barnett Shale au Texas).

En 2012, le groupe français s’est tourné vers le gisement d’Utica (Ohio) plus rentable après que le prix du gaz naturel a chuté aux Etats-Unis. Mais Total n’est pas la seule société française qui a pu profiter du boom de l’exploitation du schiste.

CGG Veritas, société spécialisée dans les analyses sismiques et géologiques a signé il y a peu un partenariat avec Baker Hughes concernant l’estimation des réserves en gaz de schiste détenues dans le sous-sol des divers gisements. Par cet accord, CGG Veritas veut être en mesure de concurrencer le leader du secteur, le franco-américain Shlumberg.

Une autre société française, spécialisée dans la production de tubes sans soudures, a annoncé que le gaz de schiste produit près de 80% de son CA en, Amérique du Nord, ce qui revient à 10% de son CA mondial : il s’agit de Vallourec qui, d’ailleurs, a terminé la construction d’une nouvelle usine dans l’Ohio, usine dont la production est exclusivement tournée vers l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels.

La fracturation hydraulique nécessitant aussi des fluides, les sociétés chimiques françaises comme Saint-Gobain qui a développé un fluide permettant le maintien des fractures ouvertes, ou encore Rhodia Novecare du groupe Solvay, qui fournit un épaississant issu du haricot de Guar, ont multiplié leurs ventes.

Si ces sociétés sont plutôt des grands groupes industriels, les PME françaises ont aussi été en mesure de bénéficier du marché du gaz de schiste. En particulier SNF, société spécialisée dans la production de produits chimiques (plus spécifiquement de « polymères non toxiques et non bio-accumulables ») dont les ventes ont été multipliées par 5.

De son siège social près de Saint-Etienne, à Andrézieux-Bouthéon dans la Loire, son PDG Pascal Rémy affirme que SNF contrôle près d’un tiers du marché Nord Américain pour des ventes atteignant 100 millions de dollars par an.

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