La banque hollandaise Rabobank refuse les prêts pour le gaz de schiste

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L'extraction du gaz de schiste ne semble pas convenir à la banque Rabobank, la plus grosse banque du pays. Cette dernière a annoncé qu'elle refuserait les prêts concernant des projets pour l'extraction des hydrocarbures non conventionnels.

Les sociétés qui demandent un prêt pour des projets dans le schiste essuieront un refus

Les compagnies pétrolières qui s'intéressent au gaz de schiste risquent de devoir chercher des prêts ailleurs que dans la principale banque des Pays-Bas. Cette dernière met en cause la technique de fracturation hydraulique, seule technique actuellement largement utilisée pour extraire les hydrocarbures non conventionnels.

Dans une note à l'attention des sociétés intéressées par un prêt, la banque Rabobank spécifie sa position en précisant que les prêts ne seront accordés, dans le cadre de l'exploitation des hydrocarbures, que si les projets garantissent certains paramètres comme, par exemple, l'absence de pollution ou de risques environnementaux.

Les activités bancaires américaines de Rabobank principalement visées

Rabobank est présente, entre autres, aux Etats-Unis où l'exploitation du gaz de schiste a connu un large essor depuis 2009. De fait, ce sont essentiellement ces filiales outre-Atlantique qui sont visées par cette note.

Les compagnies pétrolières qui désirent se lancer dans ces exploitations schisteuses devront donc se tourner vers d'autres banques. Les investissements pour entamer une exploitation du gaz de schiste, en termes humains et d'équipements, sont tels qu'il est difficile pour une petite compagnie de s'y lancer sans un soutien bancaire.

Activisme bancaire

Il faut préciser que Rabobank, en se positionnant contre le gaz de schiste, vise sans doute à rassurer ses principaux clients américains qui s'avèrent être les agriculteurs et qui sont donc concernés par l'exploitation du gaz de schiste.

Bien que rien n'ait été encore prouvé, la technique de fracturation hydraulique serait susceptible de contaminer les nappes phréatiques et inquiète donc les agriculteurs et les écologistes. L'industrie pétrolière réfute néanmoins ces accusations mettant en avant que ce n'est pas la technique de fracturation hydraulique en elle-même qui est en cause mais la manière dont elle est utilisée.

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