Lorsque précaution ne rime pas avec raison

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Thibaut de Jaegher, directeur de la rédaction de L’Usine Nouvelle, revient sur la polémique du gaz de schiste en France, et remet en question le principe même de précaution tel qu’il se pratique dans l’hexagone, comme obstacle à l’innovation et aux progrès techniques.

Dans son article publié le 19 septembre dernier, le directeur de la rédaction de L’Usine Nouvelle, Thibaut de Jaegher, donne son point de vue sur le débat du gaz de schiste en France et remet en cause le principe de précaution qui est adopté.

« La France, explique-t-il, semble vivre sous le diktat de cette nouvelle loi. Nos hommes politiques, députés, sénateurs, ministres ou Président, n’hésitent plus à ostraciser des filières technologiques entières au nom du principe de précaution. »

Selon lui, c’est le principe même de précaution qui est à questionner. « Depuis son inscription dans notre Constitution, en 2005, il est presque devenu un dogme. Et comme tous les dogmes appliqués à la lettre et sans esprit, il ne permet pas de prendre des décisions équilibrées. »

Bien que « légitime et indispensable pour ne pas agir aveuglément », ce principe de précaution ne doit pas devenir « le seul critère pour évaluer l’intérêt d’une technologie », mais doit se munir d’un « contre-pouvoir ».

Thibaut de Jaegher conclut en ces termes : « En somme, pour nous libérer du principe de précaution, il faudrait lui adjoindre un principe d’innovation.

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