Gaz de schiste : le risque et sa gestion font partie de l’industrie

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Suite à la Conférence Environnementale et à la fermeture du dossier schiste par François Hollande, Laurence Parisot, présidente du Medef, a regretté cette décision et l’incompréhension de la notion de « projet industriel ».

L’interdiction formelle de la fracturation hydraulique pour la prospection et l’exploitation du gaz de schiste revient à interdire l’évolution de la gestion et de la maîtrise des risques liés à cette technique : « il faut comprendre que la gestion du risque, ça fait partie du projet industriel » a déclaré Mme Parisot.

Le rejet de la fracturation hydraulique a été motivé par l’absence de certitude sur les risques environnementaux et par l’application du « principe de précaution ». Toutefois, la présidente du Medef ne s’avoue pas vaincue sur le sujet :

« Le Medef fera tout pour que les entreprises françaises qui ont des atouts de ce point de vue là puissent continuer à améliorer leur savoir-faire, leur expertise sur cette nouvelle source d'énergie. »

Tout en ne souhaitant pas que les français soient sujets à un risque de pollution des nappes phréatiques et aux risques sismiques, elle a déclaré « avoir du mal à comprendre pourquoi nous nous priverions d’un tel atout ».

Mme Parisot fait référence au boom du gaz de schiste auquel sont confrontés les Etats-Unis depuis des années et, plus récemment, la Pologne qui a décidé de se lancer dans l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels.
 

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