Gaz de schiste : la Bulgarie dans l’hésitation

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Depuis le début de l’année 2012, il est difficile de définir la position de la Bulgarie envers l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste. Les interdits et les permis se mettent en place et se défont successivement. Retour sur la situation.

Un moratoire sur l’exploration et l’extraction du gaz de schiste fut décrétée au début de l’année 2012, mais le Parlement revenait sur sa décision en juin dernier et autorisait la pratique de la fracturation hydraulique, « dans des buts de recherche ». Dans cette même position de va-et-vient, des permis d’exploration ont été accordés, pour ensuite être suspendus.

« Le Parlement a pris une décision souveraine. Je m'incline. Mais lorsque les générations futures se demanderont pourquoi nous sommes toujours dépendants de la Russie – et pourquoi nous payons notre gaz cinq fois plus cher que les Américains – je veux qu’elles sachent qui en est responsable », déplore le Premier ministre, Boïko Borissov.

L’an dernier, le gouvernement avait donné au pétrolier américain Chevron l’autorisation d’exploration d’un gisement situé dans les environs de Novi Pazar, au nord-est du pays. Les critiques et les manifestations importantes avaient aussitôt suivies, et forçaient les autorités à revenir sur leur décision.

Mais la spontanéité de cette opposition a sérieusement été mise en doute, car de nombreux observateurs accusent la compagnie russe Gazprom aurait téléguidé ces manifestations (Gazprom détient un quasi-monopole sur l’importation du gaz en Bulgarie).

L’essayiste et auteur d’un livre sur les hydrocarbures russe, Ivo Indjev, a fait savoir son désaccord sur la situation, reprochant au gouvernement d’être revenu trop rapidement sur leur première décision. Depuis, différents articles favorables à l’exploitation du gaz de schiste circulent dans le pays.

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