La participation de Statoil dans des projets d’extraction de gaz de schiste est controversée

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Un ingénieur de la célèbre Université Cornell, spécialisé dans les industries du pétrole, a déclaré ne pas comprendre les projets dans le domaine du gaz de schiste de Statoil.

L’entreprise norvégienne est impliquée dans plusieurs projets concernant l’extraction de gaz de schiste aux Appalaches, en Dakota du nord, au Texas et en Australie. Cette décision de Statoil fait parler d’elle, notamment au Canada où les avis sont partagés.

Le professeur Ingraffea, un ingénieur de 25 ans d’expérience dans les industries du gaz et du pétrole, se fait le porte-parole des opposants au développement de cette nouvelle technique d’extraction d’énergie.

Il pointe du doigt un danger dans l’eau chimiquement traitée nécessaire pour extraire les gaz de schiste et, dans un de ses papiers fortement réfuté par de nombreux scientifiques, il accuse cette méthode de production d’énergie d’avoir une emprunte carbone supérieure à celle du charbon. Enfin il s’étonne de voir une entreprise norvégienne s’impliquer dans les gaz de schiste alors que la Norvège ne manque pas de ressources.

Statoil, quand à elle, défend fermement ses projets dans le domaine du gaz de schiste, que ce soit aux Etats-Unis ou  en Australie. Selon l’entreprise, le gaz de schiste est « un secteur croissant qui pourrait leur permettre d’augmenter considérablement leur réserves de base sur le long terme ». Statoil s’engage également à « fournir du carburant propre au  toujours plus croissant marché mondial de l’énergie pour les décennies à venir ».

L’entreprise concède qu’un débat existe sur les dangers du gaz de schiste mais considère que ses opposants ont surtout peur de l’inconnu plus que du gaz de schiste en lui-même. Ola Morten Aanestad, directrice de l’information pour Statoil, ajoute qu’il n’y a aucun danger avec l’eau chimiquement traitée utilisée lors de l’extraction : « le fait est que le système d’extraction de gaz de schiste est un circuit fermé (…) l’eau est réinsérée, remise dans le circuit ou traitée par d’autres méthodes reconnues ». Statoil affirme donc que l’entreprise continuera son travail dans les gaz de schiste.

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