Face à l’expansion du gaz de schiste, les pays de l’OPEP revoient leur stratégie

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Les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) sortent de leur torpeur et tentent de réagir face à l’expansion croissante du gaz de schiste dans un de ses états-nation clients, les Etats-Unis.

Les pays du golfe persique, membres de l’OPEP montrent les premiers signes d’un ajustement de stratégie pour répondre à la menace grandissante que représente l’huile de schiste nord-américaine sur le marché énergétique.

L’OPEP perd du terrain face aux entreprises internationales telles que Statoil ou Sinochem qui détiennent une part importante de l’industrie du schiste américaine. Néanmoins, elles donnent aussi des indices sur la manière dont les grands producteurs pétroliers pourront agir avec le temps en cas de saturation des provisions : l’intégration grâce aux investissements étrangers.

L’administration américaine de l’information et de l’énergie estime à 27 milliards de dollars les investissements pour les formations de schiste entre 2008 et 2012 aux Etats-Unis par les sociétés étrangères. En 2013, la société chinoise Sinochem a investi 1.7 milliard de dollars avec Pioneer Resources pour détenir une part de la formation du Wolfcamp.

Qatar Petroleum pourrait être le prochain à investir : l’entreprise envisage de débloquer des fonds  en partenariat avec Exxon Mobil pour convertir le terminal d’importation de gaz naturel Golden Pass, près du Port Arthur au Texas, en un centre d’exportation.  

Déjà, dans les années 1980, l’intégration verticale était une stratégie clef pour les plus grands producteurs de pétrole pour lutter contre un effondrement des prix lié à l’empiètement de productions émergentes hors de l’organisation. Le recours à cette stratégie marque donc une volonté de reprendre le pas sur le gaz de schiste.

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