Iran : les rêves de GNL s'éloignent tandis que le gaz de schiste américain triomphe

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L'ambition iranienne d'exploiter les plus grandes réserves mondiales de gaz naturel, empêchée depuis plusieurs années par les sanctions américaines, fait face à un test encore plus sévère à l'heure où la production mondiale et le boom du schiste en Amérique du Nord menace d'affaiblir les prix.

L’État du Golfe persique aurait besoin d'une décennie pour planifier une exportation de gaz naturel liquéfié (GNL) d'une capacité d'au moins 40 millions de tonnes par an selon les analystes.

L'Iran, sous le joug des sanctions américaines

L'élan du gaz de schiste aux Etats-Unis, au Canada et en Australie pourrait faire chuter les prix du gaz de 35 % selon Barclays et Plc et la Royal Bank du Canada, réduisant le potentiel profit de l'Iran grâce à la vente de combustible.

Les États-Unis et l'Union-Européenne ont déjà restreint la plus grande source de revenu du pays,  les exportations de pétrole brut, et l'industrie financière qui permet les paiements de ces exportations.

Depuis 2011, cette mesure a réduit de moitié les ventes iraniennes de pétrole brut selon l'Agence internationale d'énergie et réprime les projets d'exportation des quelque 33612 milliards de réserves en gaz, soit environ 18 % des réserves mondiales. Le président de l'Iran, Hassan Rohani, a annoncé le 17 juin dernier qu'il chercherait à lever graduellement les sanctions : « les sanctions ont éloigné les partenaires et savoir-faire. L'Iran a besoin de développer du GNL », affirme Regan, consultant en énergie.

Mais en attendant, l'Iran devra surmonter d'importants obstacles avant de se lancer pour de bon dans la course pour exporter son gaz.
 

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