Jean-Louis Schilansky : « la fracturation hydraulique est une technique maitrisée »

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L’industrie du raffinage se porte mal en France, avec quelque 700 millions d’euros de pertes en 2013. Selon Jean-Louis Schilansky, président de l’Union française des industries pétrolières (UFIP), le pays accuse un déficit de compétitivité face aux Etats-Unis et au Moyen-Orient.

700 millions d’euros de pertes pour le raffinage français

Interrogé aujourd’hui sur Radio Classique, Jean-Louis Schilansky s’est exprimé sur l’état de l’industrie du raffinage en France. Un secteur dans lequel la demande a baissé de 1 % par rapport à 2012. L’an dernier, explique le président de l’UFIP, « on a consommé autant de produits pétroliers qu’en 1985 ». Un phénomène qui s’explique par les gains en efficacité énergétique.

Au total, la filière française du raffinage a perdu 700 millions d’euros en 2013. La compagnie Total étant à elle-seule à l’origine de 500 millions d’euros de pertes. D’après Jean-Louis Schilansky, les raffineries françaises se trouvent en situation de surcapacité, en raison de cette baisse de la demande, et prises « par la tenaille de compétitivité entre les Etats-Unis et les nouvelles installations au Moyen-Orient et en Asie ».

Questionné sur le gaz de schiste, en grande partie responsable du renouveau énergétique américain, Jean-Louis Schilansky a tenu un propos comparable à celui d’Arnaud Montebourg. Selon le président de l’UFIP, « la fracturation hydraulique n’est pas celle qu’on a décrite en France ; c’est devenu une technique propre, maitrisée et aux risques très faibles ».

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