Gaz de schiste: les pays étrangers s'inspirent des Etats-Unis mais ont encore du chemin

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Les sociétés pétrolières originaires de Chine, de Norvège ou encore du Japon, investissent des milliards de dollars dans le schiste américain afin d'apprendre les méthodes d'extraction de l'huile et du gaz de schiste tout en usant de ce procédé pour explorer d'autres réserves en dehors des Etats-Unis.

La société pétrochimique chinoise Sinochem Group est la dernière à s'associer à l'entreprise américaine Pioneer Natural Resources. L'entreprise s'est départie d'1,7 milliard de dollars pour acquérir une part de la formation de Wolfcamp dans l'Ouest du Texas. Washington étudie actuellement la conformité de cette transaction aux règles en vigueur pour ce type de partenariat.

Selon l'Administration américaine de l'Information en Energie, environ un cinquième des 134 milliards de dollars d'investissement aux Etats-Unis depuis 2008 provient des entreprises communes – incluant les entreprises étrangères- désireuses d'en apprendre un peu plus sur le boom du gaz de schiste.

La Chine s'intéresse davantage aux techniques de forage du gaz de schiste dans le mesure où elle possède près d'un cinquième des réserves totales de la planète  en gaz et huile de schiste et n'a - en parallèle-  presque pas commencé à exploiter ses ressources.

D'autant plus que la république populaire a été de plus en plus dépendante des importations pétrolières cette dernière décennie et a la volonté d'utiliser son propre gaz pour chauffer les foyers, les usines et les centrales électriques, une volonté entâchée par son manque d'expertise.

Les entreprises pétrolières d'Etat chinois Sinopec et CNOOC Ltd ont acquis des parts au Texas, pour la formation Eagle Ford, dans le Colorado pour le gisement de Niobrara et d'autres formations américaines depuis 2010.

Le partenaire américain de CNOOC, situé dans l'Oklahoma, Chesapeake Energy Corp, est un pionnier de l'industrie du schiste : il a contracté de grosses dettes pour son projet d'exploration ces dernières années et s'est refait une santé avec les 2,6 milliards de dollars apportés par la Chine.

Le directeur général de CNOOC, Fu Chenguy, prévoyait « des bénéfices substantiels pour les deux parties » quand il a signé le contrat.
L'opposition du Congrès a réduit à néant la tentative de l'entreprise chinoise de racheter l'entreprise pétrolière américaine Unocal Corp en 2005 mais le gouvernement américain a approuvé les investissements de CNOOC et Sinopec.

Depuis 2009, les Etats-Unis ont un accord avec la Chine pour partager leur technique et coopérer pour le développement de l'huile et du gaz de schiste à travers les enteprises communes entre les sociétés américaines et chinoises.

David XU, analyste de KPMG International conclut : "La Chine est un nouvel entrant dans l'industrie du gaz de schiste" mais « du jour au lendemain, elle pourrait devenir l'une des plus grandes productrices du monde » si elle apprenait la méthode et surmontait les obstacles.

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