Le Royaume-Uni avance sur le gaz de schiste

Gaz de schiste  Royaume-Uni

Le gouvernement de David Cameron vient de faire un pas de plus vers le lacement de l'activité du gaz de schiste en accordant près d'une centaine de licences de forage d'exploration. Il s'agit dans un premier temps de jauger du potentiel des sous-sols sur fond de déclin de la production pétrolière de la Mer du Nord.      

Impulsé par le Premier Ministre et relayé par le régulateur du secteur des hydrocarbures du Royaume-Uni, la Oil & Gas Authority, l'octroi de 93 licences de permis d'exploration vient d'être acté mi décembre, le 17. Ce sont ainsi près d'une centaine de permis qui concernent en tout 159 blocs qui ont été attribués à de grands noms du secteur de l'énergie tels que le reconnu britannique Cuadrilla et le non moins connu Français Engie (le nouveau nom de GDF Suez). Le tempo s'est ainsi accéléré depuis que le 16 décembre les députés britanniques ont d'une courte majorité autorisé la fracturation hydraulique. Le lendemain, les licences étaient accordées.

La nécessité "d'aller de l'avant"

Ces permis octroyés sont une nécessité pour le Royaume-Uni, qui se doit de pallier le déclin annoncé et amorcé de ses champs de pétrole offshore de la Mer du Nord. Et les premières estimations faites quant aux réserves de gaz de schiste contenues dans les sous-sols britanniques laissent entrevoir de substantielles quantités, permettant aux pays ralliés sous la bannière de l'Union Jack de disposer d'une énergie abondante et bon marché, génératrice de retombées financières et créatrice de milliers d'emplois directs et indirects.  Pour la Secrétaire d'Etat à l'énergie, Andrea Leadsom, ces opérations d'exploration sont plus que nécessaires : « Aux côtés des sites de forage conventionnels, nous avons besoin de faire avancer le gaz de schiste. C’est le moment d’aller de l’avant et de mettre en œuvre l’exploration afin de déterminer la quantité de gaz de schiste présente et combien nous pouvons en utiliser ».

Les associations écologistes manifestent leur grand mécontentement, estimant que l'activité sera plus néfaste que bénéfique, sur fond d'accord récent signé lors de la Cop21. Pour autant le gouvernement rappelle que les licences accordées portent sur des opérations d'exploration et non d'extraction à proprement parler, phase de l'activité durant laquelle la fracturation hydraulique est employée. Il est ainsi tout à fait possible que des techniques alternatives au fracking soit mises au point durant les opération d'exploration ou bien encore qu'un guide de bonnes pratiques des plus strictes soit édicté afin de juguler tout risque environnemental et sanitaire du filon du gaz de schiste dont le Royaume-Uni ne pourra que très difficilement se passer. 

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