Le Pakistan sur le point de passer la vitesse supérieure sur le gaz de schiste

gaz de schiste  Pakistan

Tandis que les pays d'Europe tergiversent encore sur l'intérêt de lancer l'activité du gaz de schiste, d'autres nations en revanche sont sur le point de se lancer. Dernier en date : le Pakistan, qui en renferme de gigantesques quantités.     

Le Pakistan est déjà un important producteur de gaz naturel avec 600 milliards de mères cubes de réserves prouvées mais c'est également le sixième pays le plus peuplé au monde, avec plus de 185 millions d'habitants. Ses besoins en énergie sont donc colossaux d'autant que 65% de la population n'a qu'un accès plus que limité au gaz. Mais le Pakistan est également en proie à une importante crise énergétique et économique. Si le gaz naturel "conventionnel" peut participer au redressement du pays, que dire du gaz de schiste à en juger par les stocks officiellement connus qui sont 5 fois supérieurs à ceux du gaz "conventionnel". Plus de 3000 milliards de mètres cubes de gaz de schiste sont ainsi enfouis encore à ce jour dans les sous-sols du pays. Un véritable trésor énergétique qui une fois exploité pourrait changer considérablement la donne dans le pays.

Vers un démarrage de l'activité ?

Dans son dernier rapport, la chambre de commerce et d'industrie de la ville de Lahore, deuxième plus grande ville du pays avec 7 millions d'habitants (soit près de trois fois la population de Paris intra muros), appelle le gouvernement à accélérer le processus d'octroi de permis d'exploitation. L'activité permettrait de faire diminuer grandement la facture énergétique totale - grande responsable de la crise économique actuelle- , de fournir aux industriels une énergie abondante et bon marché, bref de soutenir voire de relancer tout l'appareil économique. D'autant que le Pakistan peut s'appuyer en partie sur les infrastructures actuelles de forage utilisées pour le gaz conventionnel. Des efforts financiers resteront certes à faire pour compléter ces installations et en créer de nouvelles mais le retour sur investissement sera rapide et profitable. Et avec autant de réserves, le Pakistan pourra compter sur l'appui de compagnies énergétiques étrangères, américaines, canadiennes ou encore anglaises ou australiennes pour mener conjointement les opérations d'extraction du gaz de schiste. Entre crise économique et énergétique d'un côté et potentiel gazier énorme, le Pakistan semble avoir trouvé l'une des solutions à ses problèmes. Il y a ainsi fort à parier que dans les mois voire semaines qui viennent des négociations entre l'Etat pakistanais et des groupes énergétiques internationaux aboutissent sur l'octroi de permis d'exploration.  

Réactions et commentaires
Aucun commentaire pour le moment, soyez le premier !
Déposer un commentaire