Le rapport Montebourg prévoyait une exploitation possible du gaz de schiste en France

Exploitation gaz de schiste en France

La nouvelle est en train de faire grand bruit dans le pays : le rapport commandé par Arnaud Montebourg faisait la lumière sur la faisabilité de l'exploitation du gaz de schiste en France sans avoir recours à la fracturation hydraulique. Une manne financière de 100 milliards d'euros et la création de plus de 220 000 emplois étaient à la clé. Un rapport qui a été toutefois enterré mais qui vient de ressurgir. 

Fraîchement arrivé au Ministère de Redressement Productif en 2012, Arnaud Montebourg avait commandé l'étude de faisabilité de l'exploitation du gaz de schiste via d'autres techniques que celle très controversée de la fracturation hydraulique. Deux années plus tard, en 2014, les conclusions de l'étude rapportent plusieurs points particulièrement intéressants : le gaz de schiste français peut être exploité par des techniques moins nocives pour l'environnement et sa production génèrerait non moins de 100 milliards de recettes pour l'Etat et la création de 225 000 emplois.

Le rapport a mis en valeur une technique particulièrement novatrice en la matière : celle de l'injection non pas d'eau mais de fluropropane. Plus exactement la stimulation par fluoropropane. Le principe de la technique est d'injecter ce gaz dans la roche afin de libérer le gaz de schiste.  Mais à l'inverse de la fracturation hydraulique, le fluoropropane peut être totalement et entièrement récupéré après injection. Ce qui semblerait bien résoudre le problème d'une part de pollution des sols et nappes phréatiques mais également de la génération de gaz à effet de serre.

Car si le fluropropane engendre bien des gaz à effet de serre, une utilisation très contrôlée dans le cadre de l'exploitation du gaz de schiste permettrait de ne pas participer au réchauffement climatique.

Le rapport intitulé les nouvelles technologies d'exploration et d'exploitation des gaz et huiles de schiste en France insistait par ailleurs sur le fait que la technique d'injection du fluropropane présente une réelle alternative aux problèmes environnementaux posés par la fracturation hydraulique. Le rapport préconisait même à l'époque une phase d'expérimentation par micro-forages dans la région d'Île de France.

Quid de la suite ?

Suite aux extraits du rapport publié par Le Figaro,  Ségolène Royal a immédiatement répondu sur son compte Twitter en indiquant que "Les gaz de schiste ne sont plus d'actualités en France".

Pour autant, quoiqu'enterré à cause de pressions politiques selon certains observateurs, le rapport reste une source non négligeable d'opportunités pour l'exploitation du gaz de schiste en France.

Outre le fait que la technique proposée permettrait de pallier les conséquences néfastes de la fracturation hydraulique sur l'environnement, d'autres effets positifs pour l'économie et le pays seraient à escompter. 100 milliards d'euros de recettes, 225 000 emplois créés et une certaine indépendance énergétique comptent parmi les points forts émanant du rapport.

Il y a donc fort à parier que le dossier jusque là classé du gaz de schiste en France vient à nouveau de s'ouvrir et de s'inviter sur la place du débat public. Affaire à suivre donc. 

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