Les USA explorent la piste d'un hydrogel comme solution de remplacement au fracking

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Une équipe de chercheurs américains vient de mettre au point un nouveau mélange chimique qui offrirait une alternative des plus intéressantes à la fracturation hydraulique. Un hydrogel qui serait source d'avantages économiques et écologiques.

C'est au sein du Pacific Northwest National Laboratory, qui dépend du département de l'énergie des Etats-Unis, que l'équipe de chercheurs américains a réussi son paris : élaborer un nouveau fluide capable d'extraire efficacement le gaz de schiste sans provoquer les mêmes effets néfastes du fracking tant sur l'environnement que sur les investissements des compagnies.

Une découverte qui vient à point nommé dans une période qui fait la part belle à la recherche d'économies de fonctionnement et de diminution de l'impact environnemental. Car ce nouveau procédé présente bien des avantages : la quantité d'eau nécessaire serait considérablement réduite tout comme les coûts liés à l'activité.

Plus encore, cet hydrogel pourrait tout à fait être récupéré lors des phases d'extraction du gaz en vu même d'être réutilisé. Et il présente comme autre atout de poids le fait d'être totalement non-toxique.

Autre avantage et non des moindres pour les sociétés exploitant le gaz de schiste : ce nouvel hydrogel permettrait de diminuer considérablement les coûts et les investissements.

Une découverte qui risque donc de faire grand bruit si d'aventures son utilisation à grande échelle se révélait être un succès.  

Une découverte au timing parfait

Dans l'éventualité où cette nouvelle technique venait à être approuvée lors des phases de tests grandeur nature, le timing serait tout simplement parfait pour la profession.

Car rappelons que Barack Obama a récemment fait part de sa volonté d'encadrer de manière beaucoup plus stricte la technique de la fracturation hydraulique, afin notamment de diminuer ostensiblement son empreinte environnementale. Publication des produits chimiques mis en œuvre et renforcement des structures des puits comptent ainsi parmi les nouvelles mesures auxquelles devront se soumettre les sociétés US.

Rappelons également que ce nouveau procédé n'est pas le premier du genre.

En 2009 déjà, une équipe canadienne de GasFrac avait proposé de remplacer la technique du fracking injectant de l'eau, du sable et des produits chimiques, par de l'heptafluoropropane. Un gel liquéfié mélangé à du sable.

Plus récemment, le fluoropropane s'est invité à la table des discussions comme étant une solution alternative tangible et réaliste au fracking.

L'heptafluoropropane comme le fluoropropane présentent tous deux comme intérêts de ne pas solliciter le recours à l'injection d'eau ni de produits toxiques pour les nappes phréatiques et de pouvoir être quasiment totalement récupérés.

Toutefois, ces deux procédés restent encore pointés du doigts par bon nombre d'organisations protectrices de l'environnement qui dénoncent la forte émission de gaz à effet de serre que cela génèrerait. Bien que cet impact néfaste reste à démontrer clairement.

Aussi, la découverte de l'équipe du Pacific Northwest National Laboratory pourrait rapidement s'imposer comme une solution satisfaisant les industriels et l'opinion publique.

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