Chine : des réserves gigantesques de gaz de schiste bien difficiles à exploiter

Gaz de schiste  Chine

La Chine a beau détenir les réserves les plus importantes au monde de gaz de schiste, le pays a bien du mal à l'extraire. La situation devient pourtant urgente au regard de la nouvelle politique énergétique chinoise. Des barrières existent, elles devront donc être rapidement levées.    

Engagée depuis peu dans un vaste plan de remplacement du charbon par le gaz pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre, la Chine s'est naturellement tournée vers l'exploitation du gaz de schiste, une ressource sur laquelle la nation est à la première place du podium mondial. D'autant que le pays a également mis au point un ambitieux plan quinquennal pour développer son économie, son industrie et la production. Et là encore des ressources énergétiques sont bien entendu nécessaires, gaz en tête. Pour autant, le pays doit faire face à une situation bien complexe car à l'heure actuelle la quasi totalité des stocks de gaz de schiste restent encore enfouis sous terre. Les raisons principales étant d'une part le manque de maîtrise technologique des grandes sociétés chinoises et d'autre part le manque d'intérêt des entreprises étrangères pour le marché.

Briser les monopoles d'état, ouvrir le pays

Les deux grandes sociétés énergétiques chinoises ayant démarré des opérations de forage dans le pays sont bien connues des industriels : Sinopec (spécialisée jusque là dans l'industrie pétrolière) et PetroChina. Deux seules et uniques entités majoritairement étatiques qui savent travailler le pétrole mais pas encore le gaz de schiste. Elles ont en effet toutes deux accumulé beaucoup de retard en termes de technologie. Et cette maîtrise technologique est pourtant à portée de mains puisque des groupes pétroliers et gaziers américains ou canadiens la détienne. Mais les conditions d'octroi des permis de forage, les conditions de rémunération des sociétés étrangères, les barrières règlementaires, les difficultés d'implantation, les répartitions de capitaux encore trop à l'avantage du partenaire chinois découragent les groupes US et canadiens d'investir sur le filon.

La Chine devra donc rapidement briser ces monopoles et ouvrir considérablement le pays à l'entrée des investisseurs du secteur du gaz de schiste, non pas en leur déroulant le tapis rouge mais en créant les conditions minimums qui les inciteront à venir exploiter conjointement les sous-sols. Et il ne tient qu'aux responsables du pays de réformer leur politique car force est de constater que le retard que prend la Chine fait les affaires des Etats-Unis qui restent confortablement installés sur leur trône de champion mondial du gaz de schiste.    

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