France : Alain Juppé en faveur du gaz de schiste

Gaz de schiste  France

Alain Juppé, candidat à la primaire de l'UMP pour les Présidentielles, plaide pour une exploitation du gaz de schiste en France. Il y voit même un axe de croissance fort pour le pays. Un sujet qui semble faire l'adhésion d'autres ténors de la Droite.

Le rapport commandé par Montebourg et enterré par le Gouvernement aura au moins eu le grand mérite de relancer de manière récurrente le débat sur l'exploitation du gaz de schiste en France. D'autant que le pays est doté de réserves potentielles des plus satisfaisantes : pour rappel, 100 milliards d'euros de recettes seraient à la clé avec en prime plus de 200 000 créations de postes.

Dans ce contexte, Alain Juppé, l'un des grands favoris à la primaire de l'UMP pour les Présidentielles de 2017, vient de réaffirmer son désir de voir la France passer à la vitesse supérieure sur la question du gaz de schiste : "En ce qui concerne l'exploitation des gaz de schiste, je pense que la France devrait accepter un pôle d'expérimentation pour voir exactement quels sont les enjeux". Une façon de préparer le terrain à une exploitation en bonne et due forme.

Et lors d'un récent déplacement à Montréal, l'ancien Premier Ministre a tenu également à se positionner en faveur d'un modèle de croissance soucieux du respect des ressources naturelles du pays. Entendez par là, exploitons le gaz de schiste en veillant à maîtriser son impact sur l'environnement. Une position qui fait écho à n'en point douter au rapport Montebourg qui prévoyait une alternative à la fracturation hydraulique.

Alain Juppé a également fait part de son souhait d'opter pour des technologies d'exploitation "acceptables" pour l'environnement. Car en trouvant le point d'équilibre entre exploitation à grande échelle et réduction de l'empreinte sur l'environnement, la France aurait tout à y gagner. Déjà, en 2014, M. Juppé affirmait à propos des USA : "Aujourd'hui, les États-Unis ont un prix du gaz particulièrement bas. Ils sont autosuffisants, vont même pouvoir exporter du gaz bon marché. Je pense qu'on ne peut pas se priver complètement d'étudier cette piste".

Un sujet qui tend à rassembler la Droite

Nathalie Kosciusko-Morizet est également montée au créneau pour dire son souhait de voir la France mettre en place des solutions alternatives à la fracturation hydraulique, avec en trame la volonté de passer à l'étape supérieure sur l'exploitation du gaz de schiste : "Je me suis battue pour qu'on puisse retirer les permis qui avaient été accordés un peu rapidement par Jean-Louis Borloo et passer une loi qui interdit le type d'exploitation pratiqué aux Etats-Unis et qui devrait autoriser des expérimentations à des fins scientifiques sous contrôle public. Ces expérimentations ne sont pas mises en œuvre aujourd'hui. Je trouve ça un peu dommage."

Rappelons enfin que Nicolas Sarkozy avait fin 2014 pris une position très claire sur la question : "Je ne peux pas accepter que les Etats-Unis soient devenus, du point de vue de l'énergie, indépendants grâce au gaz de schiste et que la France ne puisse pas profiter de cette nouvelle énergie".

  

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